Un article n’aurait pas été suffisant pour parler de McQueen et de sa relation à l’automobile. Tant de voitures conduites, tant de voitures possédées. Nous l’avons vu dans la partie 1, au cinéma ou dans sa vie personnelle, Steve était le petrolhead* par excellence. 

Mini Cooper S : petite mais rageuse

À la fin de la partie 1, je parlais de sa Lotus Eleven qui fut revendue sous la menace des studios de production.

Suite à cette pression, Steve dû opérer en cachette pour se procurer une Mini Cooper S afin de courir en compétition. Mais son coup de volant ne passant pas inaperçu, il finit cinquième à Oulton Park et troisième à Brands Hatch. Ce fût aussi sur ces circuits qu’il fit la connaissance de la légende Stirling Moss. Ce-dernier lui transmis de précieux conseils sur le pilotage.

Cooper T56 Mark II Formule Junior : d’amateur à professionnel 

Je parlais de sa rencontre avec Stirling Moss. Grâce à lui, Steve obtiendra un volant pour courir sous les couleurs de la British Motor Corporation (BMC) qui à cette époque, est le plus gros constructeur britannique. De Sebring en Floride à Santa Barbara, Steve tracta sa Cooper Junior afin d’en découdre sur les circuits. 

Cependant, sa carrière de pilote commença à décoller au moment où sa carrière d’acteur prit du galon. La plupart de ses nouveaux contrats l’empêchèrent de courir, au point de refuser une nouvelle offre de la British Motor Corporation. 

En souvenir de ses Cooper de course, Steve s’offrit ce modèle « customisée » à sa façon. 

Ferrari 250 GT Lusso : sa sportive de luxe

 

Acheté chez Otto Zipper Motors en 1963 pour la modique somme de quatorze mille dollars, – environ 12 000 euros – cette Ferrari fût personnalisée aux goûts de Steve. Extérieurement, une teinte à été créée à sa demande, un « tabac clair métallisée » assortie à un cuir tan pour l’habitacle.

Dotée d’un V12, cette Ferrari 250 GT était le meilleur compromis entre une 250 GTO trop dépouillée et une 250 GT Passe Corto exclusivement dédiée aux courses de grand tourisme.

Une semaine après l’achat de cette Italienne, Neil et Steve décidèrent de réaliser un Road-Trip avec un couple d’amis, le photographe William Claxton et sa femme Peggy Moffitt mannequin de profession. De Los Angeles jusqu’à la Vallée de la Mort, la 250 GT à subit le meilleur des rodages. 

William Claxton disait : « le plaisir de Steve était de partir à fond et, au bout de deux heures, de m’attendre parqué sur le bord de la route en faisant mine de s’impatienter quand j’arrivais. C’était un super moment… Il adorait cette voiture. »

Rapidement cette Ferrari est devenue sa daily car. Elle l’accompagna dans tous ses déplacements professionnels et personnels. 

Steve gardera sa 250 GT Lusso une dizaine d’années. Par la suite, elle eu de nombreux propriétaires avant d’arriver dans un important musée automobile de Los Angeles, le Nethercutt Collection.

Le Buggy de Thomas Crown : une machine à soi 

Le « pou des sables » en plein crapahutage

En 1968, Steve McQueen incarne Thomas Crown, un riche business casse-cou. Son personnage est modelé par la passion automobile. Soif de liberté et d’indépendance, le Buggy orange qui apparaît dans le film fut construit par Steve afin d’exprimer cette  » way of life« .

Sur une base de Meyers Manx – un des créateurs de la mode des Buggy – le « pou des sables » possède une plateforme de Cox dépouillée mais dotée d’un puissant 6 cylindres à plat de Chevrolet Corvair. Le moteur préparé, développe 230ch pour un poids de seulement 500kg.

Steve se faisait une joie de conduire ce buggy pour les besoins du film. À la fois acteur, cascadeur et metteur en scène, il était le maître à bord.

À l’époque des non-limitations de vitesse et des normes de pollution, il était bon de crapahuter les sentiers battus avec un buggy… Douce époque.

Ford Mustang Fastback 390 GT : Lieutenant Bullit au rapport

Steve McQueen dans Bullitt

Maintenant, parlons de la fameuse et célèbre Ford Mustang 390 GT Fastback.

Le 17 octobre 2018, le film a célébré ses 50 ans. Pour l’occasion, Ford a organisé une projection au Grand Rex du film Bullitt. Une Mustang Bullitt version 2018 dans une teinte Dark Highland Green était exposée au sein du cinéma parisien.

Lorsque le film sortit en 1968, le réalisateur Peter Yates et Steve McQueen révolutionnèrent les scènes de poursuite en voiture. À la question « comment faire pour donner l’impression que les voitures vont vite ? » la réponse est simple : « filmons des voitures qui vont vite »

Confié aux mains de Max Balchowsky, la Ford Mustang V8 de 325ch et la Dodge Charger R/T ont subit quelques modifications. Il rajouta des amortisseurs, ressorts et barres antiroulis plus fermes. De plus, il brasa tous les points d’ancrage des suspensions. 

Malgré ces sérieuses modifications, l’accident grave ne passa pas loin. Steve va sentir la Mustang se briser autour de lui alors qu’il suivait la Charger à près de 150 km/h. En même temps, les descentes vertigineuses de San Francisco ne pardonnent pas à haute vitesse.

Cette course-poursuite de dix minutes inspirera de nombreux réalisateurs après la sortie du film. La dernière inspiration en date se retrouve dans le film Drive, où Ryan Gosling conduisant une Ford Mustang en découd avec une Chrysler 300C.

Comme vous avez pu le voir, Steve McQueen en a eu des engins mécaniques. Je pourrais encore écrire 2 articles uniquement sur sa passion pour les motos.

Pour conclure ces deux articles, je vais citer une phrase importante de Robert Puyal. Il dit au sujet de Steve McQueen. « Un acteur laisse une filmographie, un sportif laisse un palmarès. Steve a laissé tout cela »

Bonne lecture,

Alan

Steve McQueen – Portrait d’un homme par ses machines
Robert Puyal
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*Petrolhead : Accro aux engins mécaniques

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